@pmonews 27/11/2024
(Londres) Un rapport inédit publié par l’agence britannique « Connaissances Action Change » met en lumière l’impact des produits à base de nicotine plus sûrs (PNS) sur la réduction des risques liés au tabac. Intitulé The Global State of Tobacco Harm Reduction 2024: A Situation Report (GSTHR 2024), ce document (dont lexpress24.lu a copie) analyse les dernières données mondiales et met en avant le potentiel des PNS, tels que les e-cigarettes, le snus, les sachets de nicotine sans tabac et les produits de tabac chauffés, pour réduire drastiquement les maladies et la mortalité liées au tabagisme.
Le rapport souligne une corrélation entre l’augmentation de l’utilisation des PNS et la diminution des taux de tabagisme dans plusieurs pays, notamment le Royaume-Uni, le Japon, la Norvège et la Nouvelle-Zélande.
Ces pays ont adopté des approches variées mais efficaces pour favoriser l’abandon du tabac traditionnel.
Depuis 2018, le nombre de vapoteurs dans le monde est passé de 58 à 114 millions, avec un total de 144 millions d’utilisateurs de PNS en 2024, selon les estimations. Toutefois, le rapport rappelle que l’accès aux produits du tabac combustibles, responsables de la mort de la moitié de leurs utilisateurs, reste légal pour 100 % de la population mondiale.
En dépit de progrès significatifs, le GSTHR 2024 met en évidence un potentiel inexploité dans de nombreux pays, où des obstacles réglementaires freinent l’adoption massive des PNS.
Selon Harry Shapiro, auteur principal du rapport, « la réduction des risques liés au tabac, si elle est pleinement mise en œuvre, pourrait constituer une avancée majeure en matière de santé publique au XXIe siècle ».
Le rapport appelle à des actions concertées pour maximiser l’accès et l’acceptation des PNS, estimant que leur adoption généralisée pourrait améliorer la santé de plus d’un milliard de fumeurs à travers le monde.
Ce document constitue un plaidoyer fort pour intégrer les produits à base de nicotine plus sûrs dans les politiques de santé publique et réduire ainsi rapidement les taux de tabagisme à l’échelle mondiale.
Carlos KETOHOU